la guêpe

  et l’orchidée

 La télévision française, un facteur de migration ?

Je viens d’un village qui se trouve dans les petites vallées des monts Matmata au Sud-Est de la Tunisie. Quand j’étais petit, les gens vivaient de l’agriculture rudimentaire, passant leurs journées à piocher la terre aride et leurs soirées à boire du thé autour du feu, et les vieux racontaient des histoires aux enfants.

L’arrivée de l’électricité a permis l’arrivée de la télé, qui a changé notre mode de vie. On en a oublié le feu, le thé et les histoires qui l’accompagnent, les soirées ont changé de couleur et les histoires ont trouvé de nouveaux conteurs.

A force de voir ces images, on a commencé à sentir monter le désir d’aller voir le pays merveilleux qu’elles nous montraient.

Aujourd’hui, un bon nombre de jeunes de mon village travaillent en Europe, en France, plus exactement à Paris, qu’ils ont découvert sur un petit écran dans les années 90.

Derrière eux, le village, désert, devient encore beaucoup plus désert. De l’autre côté de l’écran, Paris, immense, devient encore beaucoup plus immense.

Le film se déroule entre ces deux espaces et cherchera le sens du voyage de l’un à l’autre.

Réalisation : Saber Zammouri
Durée : 52 minutes
Genre : documentaire

Coproduction : Madbox  – Chawki Knis

Image : Adonis Romdhane
Son : Matthieu Perrot

Soutiens : Ministère de la culture de Tunisie – CNC – Fonds bilatéral d’aide aux coprodcutions franco-tunisiennes – Région Nouvelle-Aquitaine.